DÉPARTEMENT DE L’ANTIQUITÉ

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Le Musée National d’Histoire comporte, à côté de nombreux objets, une riche collection d’artefacts archéologiques. Les locaux d’exposition abritent les collections permanentes les plus importantes, dont : la collection des objets préhistoriques ; la collection des sculptures ; les plats en céramique ; les pièces de monnaie illyriennes, grecques et romaines ; nombreux objets des artisans locaux en céramique et en métal, etc., s’étendant sur une vaste période, de la préhistoire, l’antiquité gréco-romaine, l’antiquité tardive jusqu’au Moyen-âge. Dans ce catalogue, nous avons sélectionné, outre les autres objets provenant du département d’archéologie, les pièces les plus remarquables de l’Antiquité (environ 14 pièces), qui représentent des objets de valeurs artistiques, esthétiques et historiques, tout en constituant des chefs-d’œuvre de l’art antique de l’époque, ce qui témoigne du haut niveau du développement économique et culturel qu’ont atteint les villes illyriennes au cours des IVe – IIe siècles av. J.C. La plupart des objets choisis sont des sculptures en relief et rondes, des stèles funéraires, venant comme témoignage du haut niveau artistique atteint par les artisans locaux du travail de la pierre, mais aussi comme preuves épigraphiques artisanales du travail des métaux, dont témoigne notamment le pied d’un vase en bronze en forme de sphinx, fabriqué dans les ateliers des forgerons de la cité antique d’Antigonea.

Les objets choisis montrent la dynamique des liens économiques de notre territoire avec des cités comme Corinthe, Athènes, ou avec celles de Magna Grecia, durant ces siècles, et, tout en révélant le degré d’urbanisation des cités illyriennes à travers le développement de la production locale ; en plus d’être actives dans ce secteur, ces cités avaient atteint aux IIIe – IIe siècles av. J.C. un haut niveau de spécialisation des branches économiques, comme en témoignent les pièces en provenance d’Apollonia, de Dyrrah (ancien nom de Durrës), d’Antigonea, etc. C’était précisément cette dynamique d’événements, d’évolutions, au sein de la société illyrienne qui conduirait à ce qu’on appelle «l’illyrisation » des colonies, et qui se refléterait également dans l’onomastique des pierres tombales, mais aussi dans la fabrication des pièces de monnaie des cités. L’importance des produits locaux sur le marché interrégional illyrien se maintiendra même après l’arrivée de Rome.

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